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Les investisseurs koweïtiens dès le mois de juin à Alger
La Tribune (Algiers)
21 Avril 2008 Publié sur le web le 21 Avril 2008
Bachir-Cherif Hassen Koweït City
Promesse à bouteflika à l'issue de sa visite d'état au Koweït
Incontestablement, la personnalité et la stature du président Abdelaziz Bouteflika aura pesé et impressionné trois jours durant ses hôtes koweïtiens qui ont mesuré à juste titre la constance des positions algériennes lorsque ont été évoquées avec l'émir de l'état du Koweït Cheikh Sabah Al Ahmad Al Djabar Al Sabah, au cours d'un très long tête-à-tête, les différentes questions arabes, régionales et internationales, où la position de vue commune a débouché sur la mise en place d'«un mécanisme permanent entre les deux ministères des Affaires étrangères».
Tout comme la relation de confiance et de transparence toujours mise en avant par le président algérien au cours de tous ses entretiens et contacts avec les décideurs koweïtiens, à l'image de cheikh Nacer Al Mohamed Al Ahmad Al Djabar Al Sabah, président du Conseil des ministres et véritable homme fort du pays, a été hautement appréciée. Et ce, au moment où le Koweït, émirat enclavé, subit les influences politico-économiques de ses puissants voisins, l'Iran, l'Arabie saoudite et l'Irak, et traverse une crise politique et institutionnelle sans précédent. C'est, donc, dans ce climat délétère que Abdelaziz Bouteflika, en homme d'état chevronné, a fait montre de sa diplomatie et de sa courtoisie pour rassurer ses hôtes koweïtiens afin de pérenniser, de consolider et d'amplifier les relations politiques entre les deux pays, surtout pour la partie koweïtienne, encore traumatisée par l'invasion irakienne de l'ère Saddam Hussein et, donc, très prude dans son ouverture, toutes tendances confondues, vers les pays arabes presque frappés d'ostracisme pour certains d'entre eux.
La chaleur et la qualité des relations personnelles entre Bouteflika et l'émir du Koweït cheikh Al Sabah ont permis de mettre en place des balises à même de concrétiser rapidement cette excellence des relations puisque, dès le mois de juin prochain, la commission mixte algéro-koweïtienne se réunira à Alger, tout comme les hommes d'affaires des deux pays se rencontreront autour d'un forum à la même date pour finaliser les projets en cours ou à venir.
Dans cette vénalité, les hommes d'affaires koweïtiens ont écouté avec attention les exposés de Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines, et de El Hachemi Djaaboub, ministre du Commerce, lors d'une rencontre organisée à la Chambre de commerce de Koweït City, en notant avec bonne surprise les 145 milliards de dollars réservés à la relance économique pour l'année 2007/2008, les huit cents entreprises à privatiser et les 72 zones industrielles où le problème de foncier ne semble plus être une contrainte majeure, selon les dires du ministre du Commerce.
Il reste comme l'a fait assurément et subtilement fait passer dans ses messages Abdelaziz Bouteflika lors des audiences qu'il a accordées aux trois têtes pensantes de l'économie koweïtienne, à savoir le directeur général du Fonds koweïtien du développement de l'économie arabe, le responsable de l'organisme général de l'investissement ainsi que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Koweït, que sur les quatre milliers de dollars de fonds arabes investis en Algérie, le Koweït, qui se targue d'être l'un des premiers investisseurs dans le monde, reste en marge.
Comme à son accoutumée lors de ses visites d'état dans des pays sensibles politiquement, porteurs économiquement ou leadership dans différents pôles régionaux, à l'image de la Chine, de l'Iran, du Brésil, de la Russie, et d'autres, ou aujourd'hui du Koweït, Bouteflika, fort de ses réserves de changes et de la solidité économique de son pays, ne se positionne jamais en quémandeur économique, mais plutôt en argentier à même de diversifier, de densifier ses choix stratégiques de partenariat ou de les réfuter quels qu'en soit les secteurs, à l'exemple de l'armement lors de sa rencontre avec Poutine, l'autoroute Est-Ouest avec la Chine, le contentieux avec l'Espagne pour le gaz ou la portion congrue réservée à la France, etc.
L'exemple le plus probant a été donné par le ministre de l'énergie, Chakib Khelil, qui a appliqué à la lettre «la nouvelle stratégie énergétique de l'Algérie» publiée dans la presse nationale où, sans ambages mais fermement, il a expliqué à ses vis-a-vis koweïtiens que le secteur de l'énergie est certes ouvert en Algérie mais sur la base de la compétitivité, de la transparence puisque soumise aux appels d'offres les plus-disants, sur la base d'un partenariat ou les lois algériennes seront rigoureusement appliquées. Cette intervention résume à elle seule la tonalité voulue et certifiée par Bouteflika dont la démarche pour préserver les intérêts de l'Etat algérien a été la constante de sa politique.
Signature de six accords de coopération entre l'Algérie et le Koweït
Six accords de coopération ont été signés hier, dans la capitale koweïtienne entre l'Algérie et le Koweït en présence du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et de l'émir de l'Etat du Koweït, Cheikh Sabah El Ahmed Al Jaber Al Sabah.
Le premier accord, signé par le ministre des Affaire étrangères, M. Mourad Medelci et cheikh Mohamed Sabah Salem Al Sabah, vice-président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères, porte sur un mémorandum d'entente pour la création d'un mécanisme de concertation entre le ministère algérien des Affaires étrangères et son homologue koweïtien.
Un deuxième accord d'information entre les gouvernements des deux pays a été également signé par M. Medelci et le ministre koweïtien de l'information, cheikh Sabah Khaled El Ahmed Al Sabah. Les deux pays ont conclu un troisième accord de coopération économique et technique signé par le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, et son homologue koweïtien, M. Mustapha Djassem Al Chimali.
Les deux ministres ont également signé un accord sur la non-double imposition et la prévention de l'évasion fiscale concernant l'impôt sur le revenu. Le cinquième accord portant sur un mémorandum d'entente dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnels, a été signé par M. Medelci et cheikh Mohamed Sabah Salem Al Sabah. Quant au sixième accord, signé par M. Medelci et cheikh Mohamed Sabah Salem Al Sabah, il porte sur le programme exécutif de coopération culturelle entre les deux pays pour la période 2008-2010.
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| | | Anonyme (Guest) | 30/04/2008 14:51 | L'Algérie devra - t - elle servir de tête de pont en Méditerranée au moyen orient pour avoir des chances d'entrer au sein de l'OMC?
Où est - ce un élan protectionniste contre les appétits gargantuesque du GATT ?
Un peu plus d'informations et de clarté pour les pauvres chercheurs de lumière que nous sommes..
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